Le projet est officiellement lancé

Ça fait longtemps qu’on en parle, le temps est maintenant venu de passer à l’action. C’est pourquoi, lors de la séance régulière de novembre, le conseil de la Communauté maritime a adopté une résolution qui a eu comme effet d’enclencher officiellement le processus devant nous conduire à la mise en place d’une structure de parc régional à partir des terres publiques des Îles-de-la-Madeleine.


Quelle est la situation actuelle en regard de nos terres publiques ?

Notre territoire public, communément appelé les terres de la couronne(30% de la superficie totale de l’archipel) est majoritairement composé de milieux fragiles abritant une multitude d’espèces animales et végétales, dont certaines sont menacées ou vulnérables. Fait assez particulier, la gestion de ce territoire relève des trois paliers de gouvernement, fédéral, provincial et municipal, chacun ayant son champ de juridiction.

Comme nous le savons, les terres publiques sont fortement utilisées à diverses activités récréatives ou utilitaires: chasse, pêche sportive, cueillette de petits fruits sauvages, randonnée pédestre, sport de voiles, camping temporaire, circulation des véhicules hors route, observation des oiseaux, cueillette de mollusques, baignade... Quand on fait le décompte, on enregistre plus d’une quarantaine d’activités différentes dont certaines entrent parfois en conflit les unes par rapport aux autres principalement à cause de l’espace restreint. Cette pression, qui augmente d’année en année, est sans contredit une menace à l’intégrité physique de ces milieux et au maintien de nos activités, qu’elles soient récréatives, sportives ou utilitaires.


Pourquoi un parc régional ?

Pour se doter d’un nouvel outil pouvant répondre à des problématiques actuelles, tout en permettant à notre communauté de jouer un rôle proactif et déterminant dans la gestion, la protection et la mise en valeur de notre territoire public.


Quels sont les objectifs ?

Le projet de mettre en place un parc régional sur les terres publiques vise plusieurs objectifs dont les principaux demeurent toutefois :

  • La préservation des milieux naturels et des ressources qui s’y trouvent;

  • Le maintien et l’harmonisation des différentes activités existantes et, le cas échéant, l’intégration des nouvelles à venir;

  • Le maintien de l’accessibilité pour la population locale;

  • La mise en place d’une gestion concertée, innovante et adaptée à nos différentes problématiques.

Quel travail de recherche et d’analyse a précédé l’adoption de la résolution qui enclenche officiellement le processus ?

Le parc régional sur les terres publiques est identifié depuis plusieurs années comme l’outil de gestion pouvant répondre à nos problématiques spécifiques. Toutefois, le travail préparatoire a concrètement été amorcé en 2014 avec le dépôt d’une étude de pré-faisabilité réalisée par le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM). Cette première réflexion a permis de conclure que la mise en place d’une telle structure de gestion permettrait effectivement de répondre à la majorité de nos préoccupations et aux défis auxquels nous devrons faire face à l’avenir. Les démarches ou les interventions suivantes ont suivi :

  • Entente de délégation de gestion des terres publiques avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN);

  • Consultation individuelle des principaux groupes d’utilisateurs;

  • Élaboration de 2scénarios de gestion (organisation et aspects financiers) avec délégation secondaire à un OBNL ou gestion entièrement municipale;

  • Présentation de l’évolution du projet aux élus;

  • Présentation aux élus de la Municipalité de Grosse-Île;

  • Visite de 5parcs régionaux dans 4régions administratives différentes;

  • Présentation du projet au Forum régional2018 de la Table de concertation régionale (TCR).

Ce projet prévoit-il un processus de consultation ?

Pour que cet ambitieux projet réussisse, il aura besoin d’une forte adhésion citoyenne. Pour obtenir cette adhésion, il est donc impératif que la population soit bien informée et sur certains aspects spécifiques, consultée. C’est pour cette raison qu’avant même d’enclencher officiellement le processus, des représentants de la Communauté maritime ont rencontré individuellement divers utilisateurs des terres publiques. Ce sont donc 54 personnes provenant de 21 organisations différentes qui ont pu, d’ores et déjà, se prononcer sur la pertinence du projet.


Il est ressorti de ces discussions que la grande majorité des personnes rencontrées se sont dit d’accord sur la nécessité de mettre en place un nouveau cadre de gestion et le parc régional leur est apparu comme une option intéressante. Cette réaction, plutôt positive, nous amène à croire que ce projet sera bien reçu dans la population en générale. Néanmoins, pour s’en assurer, il est prévu de tenir des séances d’information grand public une fois que nous aurons précisé le modèle retenu, son fonctionnement et la façon de le mettre en œuvre.

Quelles sont les prochaines étapes?

La résolution adoptée par le conseil sera transmise au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et ce dernier devra mettre sur pied un comité interministériel qui comprendra des représentants provenant de son ministère, du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de celui de l’Énergie et des Ressources naturelles ainsi que des représentants de la Communauté maritime. Les membres de ce comité auront le mandat de déterminer de façon précise quelles terres publiques pourront être incluses dans le parc régional et quels pouvoirs liés à leur gestion pourraient être délégués. Parallèlement à ces discussions, la Communauté maritime devra réaliser un Plan provisoire d’aménagement et de gestion (PAG) pour finalement déboucher sur l’adoption d’un règlement qui officialisera l’établissement du parc régional des Îles-de-la-Madeleine.


Comme on peut l’imaginer, il reste encore beaucoup à faire et c’est probablement qu’après la première rencontre du comité interministériel que nous pourrons nous prononcer sur le délai à prévoir entre l’adoption de la résolution et l’établissement officiel du parc régional. Espérons toutefois que l’année 2019 nous permettra de faire des avancées significatives et peut-être même boucler la boucle de cet important dossier qui assurément changera notre façon de voir et de gérer notre territoire public.


Vous souhaitez en savoir plus ?

Pour assurer un canal d’échange d’informations et de discussions, la Communauté maritime a créé un site Web spécifiquement dédié au projet de parc régional. Ainsi, en consultant le www.parcregionaledesiles.ca vous aurez accès à toute l’information pertinente et vous aurez également l’opportunité de poser vos questions et d’émettre vos commentaires. Nous vous invitons donc à consulter le site et à prendre quelques instants pour répondre au court sondage disponible en ligne. Plus nous aurons de l’information sur les préoccupations citoyennes à l’égard de nos terres publiques, plus la structure du parc régional répondra aux besoins et aux aspirations de la collectivité.

QU'EST-CE QU'UN PARC RÉGIONAL?

Un parc régional est un territoire sur lequel on pratique des activités à vocation principalement récréative. Il est établi sur des terres du domaine public. Il est possible d’y inclure des terres municipales ou des terres privées avec l’accord du propriétaire.

COORDONNÉES

Tél : 418 986-3100

Courriel : parcregional@muniles.ca

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